vendredi 23 février 2018

Des lois ignobles

Prochain cercle de silence de Strasbourg
mercredi 28 février, 18-19h pl. Kléber
Rejoignez-le, même quelques instants.

Ce mois-ci, rien que des nouvelles ignobles. À leur propos, vous pouvez toujours écrire à votre député : proposition de lettre et adresses des parlementaires ici.

L'Assemblée nationale a adopté une loi permettant l'enfermement en rétention de demandeurs d'asile en procédure « Dublin », la procédure européenne permettant leur renvoi dans le premier pays de l'UE ayant enregistré leur passage. Comment (dys)fonctionne cette procédure ? Une vidéo de cinq minutes l'explique remarquablement a été récemment publiée.
Cela modifie fondamentalement la nature de la rétention, auparavant prévue juste pour le temps d'organiser le voyage d'une personne effectivement expulsée. Or une procédure « Dublin » peut durer plusieurs mois et est hasardeuse. En 2016 par exemple, environ 26000 procédures ont abouti à environ 14000 accords et 1300 expulsions effectives.

Le projet de loi « Asile-immigration » a été examiné en Conseil des ministres le 21 février dernier, avant son passage devant le Parlement. Ce texte est inutile car intervient avant que la dernière loi sur le sujet (2015) ait été entièrement appliquée et puisse être évaluée (ce n'est pas nous qui le disons, c'est le Conseil d'État) et porte très gravement atteinte aux droits fondamentaux des étrangers et notamment des demandeurs d'asile.

vendredi 26 janvier 2018

Lettres aux parlementaires / la violence de la rétention


Prochain cercle de silence de Strasbourg
mardi 30 janvier 2018 18h-19h place Kléber
Rejoignez-le, même quelques instants 

Un projet de loi « Immigration-Asile » est en cours de discussion au Parlement. Nous vous invitons à écrire à votre député à ce sujet, et plus largement sur l'attitude du gouvernement envers les étrangers vivant ou arrivant en France.

D'autre part, après une longue fermeture pour travaux depuis novembre 2015, le centre de rétention de Geispolsheim, à côté de l'aéroport de Strasbourg-Enzheim, a rouvert le 15 janvier dernier.

Quelles que soient ses conditions matérielles, la rétention est violente parce qu'elle est un enfermement, de surcroît dans un lieu où il n'y a rien à faire. Elle l'est aussi parce qu'elle engendre des faits violents. Dix très brèves histoires en témoignent, rapportées par une salariée de la Cimade travaillant au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Elles sont arrivées en 2017 ; cette salariée les a rapportées sur son compte twitter (15 janvier 2018, compte twitter.com/Fo_bis). Nous sommes responsables de cela.

1/ Une mère se fait amener son enfant par son père pour pouvoir l’allaiter en salle de visite.