dimanche 25 mars 2018

Écrivez à votre député(e) !


Prochain cercle de silence de Strasbourg
vendredi 30 mars, 18-19h pl. Kléber
Rejoignez-le, même quelques instants.

Le projet de loi Asile-immigration sera débattu en avril à l'Assemblée Nationale (en Commission des lois les 3 et 4 avril, puis en séance). Il est extrêmement grave et violent, sans aucune rationalité :
Si vous ne l'avez pas fait, c'est le moment d'écrire à votre député (et éventuellement sénateurs) et d'inviter autour de vous à le faire. Nous vous proposons ici une trame de lettre et les adresses postales et électroniques des parlementaires.
Pour comprendre les enjeux ou les faire comprendre autour de vous, vous pouvez consulter par exemple le site de la Cimade, qui propose six brèves vidéos, ainsi qu'une analyse écrite plus détaillée. Vous pouvez aussi consulter l'Avis au Parlement du Défenseur des Droits J. Toubon, et notamment son introduction : il n'entre pas dans l'opposition illusoire entre l'« humanité » et une « fermeté » présentée comme nécessaire par les dirigeants, mais explique qu'il s'agit de rompre avec les fantasmes pour agir de façon rationnelle, et en respectant les droits fondamentaux de toute personne.

Par ailleurs, notre dureté continue de tuer ou d'écraser les plus faibles.

vendredi 23 février 2018

Des lois ignobles

Prochain cercle de silence de Strasbourg
mercredi 28 février, 18-19h pl. Kléber
Rejoignez-le, même quelques instants.

Ce mois-ci, rien que des nouvelles ignobles. À leur propos, vous pouvez toujours écrire à votre député : proposition de lettre et adresses des parlementaires ici.

L'Assemblée nationale a adopté une loi permettant l'enfermement en rétention de demandeurs d'asile en procédure « Dublin », la procédure européenne permettant leur renvoi dans le premier pays de l'UE ayant enregistré leur passage. Comment (dys)fonctionne cette procédure ? Une vidéo de cinq minutes l'explique remarquablement a été récemment publiée.
Cela modifie fondamentalement la nature de la rétention, auparavant prévue juste pour le temps d'organiser le voyage d'une personne effectivement expulsée. Or une procédure « Dublin » peut durer plusieurs mois et est hasardeuse. En 2016 par exemple, environ 26000 procédures ont abouti à environ 14000 accords et 1300 expulsions effectives.

Le projet de loi « Asile-immigration » a été examiné en Conseil des ministres le 21 février dernier, avant son passage devant le Parlement. Ce texte est inutile car intervient avant que la dernière loi sur le sujet (2015) ait été entièrement appliquée et puisse être évaluée (ce n'est pas nous qui le disons, c'est le Conseil d'État) et porte très gravement atteinte aux droits fondamentaux des étrangers et notamment des demandeurs d'asile.

vendredi 26 janvier 2018

Lettres aux parlementaires / la violence de la rétention


Prochain cercle de silence de Strasbourg
mardi 30 janvier 2018 18h-19h place Kléber
Rejoignez-le, même quelques instants 

Un projet de loi « Immigration-Asile » est en cours de discussion au Parlement. Nous vous invitons à écrire à votre député à ce sujet, et plus largement sur l'attitude du gouvernement envers les étrangers vivant ou arrivant en France.

D'autre part, après une longue fermeture pour travaux depuis novembre 2015, le centre de rétention de Geispolsheim, à côté de l'aéroport de Strasbourg-Enzheim, a rouvert le 15 janvier dernier.

Quelles que soient ses conditions matérielles, la rétention est violente parce qu'elle est un enfermement, de surcroît dans un lieu où il n'y a rien à faire. Elle l'est aussi parce qu'elle engendre des faits violents. Dix très brèves histoires en témoignent, rapportées par une salariée de la Cimade travaillant au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot (à côté de Roissy). Elles sont arrivées en 2017 ; cette salariée les a rapportées sur son compte twitter (15 janvier 2018, compte twitter.com/Fo_bis). Nous sommes responsables de cela.

1/ Une mère se fait amener son enfant par son père pour pouvoir l’allaiter en salle de visite.

mardi 26 décembre 2017

La Cour Nationale du Droit D'asile / Une violence inouïe contre les étrangers


Prochain cercle de silence de Strasbourg
samedi 30 novembre 2017, 18h-19h place Kléber.
Rejoignez-le, même juste un moment.

Nous publions ce mois-ci le témoignage d'Olivier Brisson, avocat plaidant devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (CNDA). Il avait été invité à le donner à l'Assemblée Générale de CASAS de juin 2017 : découvrez un lieu-clé de notre système d'asile et son (dys)fonctionnement.

Nous ajoutons cependant des informations ponctuelles. En effet, nous achevions notre dernier message par : « demain sera pire ». Nous ne croyions pas si bien dire, et dans un délai si bref : le déchaînement de violence contre les étrangers s'aggrave. Nous en donnons quelques aspects, loin d'être exhaustifs (nous ne parlons pas de la circulaire Collomb de novembre dernier…). Le texte d'O. Brisson est plus bas.

Nous signalons aussi l'ouverture du compte twitter du cercle de silence de Strasbourg : si vous en avez un et souhaitez suivre notre actualité, abonnez-vous !

La violence contre les étrangers se déchaîne. Par l'action de l'administration ou de la Justice, déjà :

mercredi 29 novembre 2017

Journal de guerre

Le cercle de silence de Strasbourg
du jeudi 30 novembre 2017 est annulé

Le préfet du Bas-Rhin interdira les manifestations dans la grande île de Strasbourg pendant le marché de Noël. Le cercle de silence de Strasbourg du 30 novembre est donc annulé.

En échange, nous vous offrons de la lecture pour cette soirée, ou une autre. Nous attirons votre attention sur les points concernant la rétention administrative, qui a motivé l'origine des cercles de silence. Elle est une mécanique inhumaine, les développements qu'elle prend toujours davantage en sont la preuve. Elle doit cesser.

Ce qui suit est suscité par une accumulation jamais vue d'atteintes graves aux droits élémentaires des étrangers, et comporte de nombreux liens. Si vous n'en consultez qu'un, celui-ci est sans doute à la fois le plus proche et le plus révélateur : des mineurs africains abandonnés par la gendarmerie en haute montagne, un reportage de France Culture.1
Vous pouvez aussi demander l'arrêt des renvois en Afghanistan, l'arrêt de l'enfermement d'enfants en rétention, et donner à SOS Méditerranée qui secourt les embarcations en détresse dans la Méditerranée, devoir auxquels nos États faillissent.


Journal de guerre ?

Année 2017. Depuis août la France déconseille fortement à ses ressortissants de se rendre en Afghanistan. Simultanément elle y expulse par centaines des Afghans ayant parcouru à pied des milliers de kilomètres jusqu'ici dans le dénuement pour fuir ce pays. Sur un coup de tête sans doute ? Mais que voulez-vous : ils n'ont pu prouver aux autorités compétentes (en France, l'OFPRA) qu'ils entraient dans les critères des conventions de Genève leur ouvrant le statut de réfugié. Il est urgent de les renvoyer : entre la démagogie (Toute la misère du monde ! Appel d'air ! Pas vocation à… ! Il n'est pas raisonnable de… ! Humanité mais aussi fermeté !) et la vie des gens, nos dirigeants ont le courage des priorités. (Vous pouvez toujours signer la pétition demandant l'arrêt de ces expulsions.)

Les étrangers ne sont pas des ennemis. Nous sommes tous des êtres humains.

mercredi 25 octobre 2017

L'État « nourrit un sentiment de xénophobie »


Prochain Cercle de silence de Strasbourg
lundi 30 octobre
de 18 à 19h place Kléber

Rejoignez-le,
même pour quelques instants


La CNCDH est inquiète pour les migrants de France.

Mardi 17 octobre, la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), a décidé d’adopter en séance plénière une déclaration dont nous donnons ici de larges extraits et qui :
  • s’alarme de « certaines orientations des politiques migratoires envisagées par le nouveau gouvernement et de la multiplication des violations des droits fondamentaux des personnes migrantes observées sur le terrain »
  • exhorte le gouvernement à « placer le respect des droits fondamentaux au cœur de sa politique migratoire »
  • lui demande « d’abandonner une vision réductrice des phénomènes migratoires consistant à opposer les demandeurs d’asile aux autres migrants »
  • et lui rappelle que « l’État se doit non seulement de protéger le droit d’asile, mais il a aussi pour devoir de garantir et de faire respecter les autres droits des personnes migrantes, et ce quel que soit leur statut »

La CNCDH présidée par Christine Lazerges, professeur de droit et ancienne députée socialiste, fonde son argumentation sur la réalité du terrain et sur « certaines dispositions du projet de loi » qui sera présenté en conseil des ministres à la fin de l’année, mais déjà partiellement connu pour ses atteintes aux droits fondamentaux des personnes migrantes.

mardi 26 septembre 2017

Le contrôle au faciès pour remplir les Centres de Rétention ?


Prochain Cercle de silence de Strasbourg
  samedi 30 septembre 2017
de 18 à 19h place Kléber


Rejoignez-le,
même pour quelques instants

Voici quelques nouvelles concernant les contrôles d'identité. Il sont réglementés, ce qui est normal dans un état de droit. La police ne peut contrôler sans raison l'identité de quelqu'un. Cependant, l'objectif de la chasse aux étrangers motive fortement l'État, qui adopte diverses lois pour permettre des contrôles à volonté, ou détourne les lois existantes pour le faire. La « lutte contre le terrorisme » est un prétexte royal pour cela. Voici un exemple du récent passé, pérennisé, et deux exemples de l'actualité.

La loi antiterroriste « Perben » de 2006 autorisait, dans son article 3, les contrôles d'identité dans les trains internationaux et certaines gares « en vue de vérifier le respect des obligations de détention, de port et de présentation des titres et documents prévues par la loi », bref, demander les papiers à volonté, dans le but de demander les papiers (voir ici l'article 78-2 du code de procédure pénale modifié par cette loi). Cet article, avec deux autres, donnant des pouvoirs exceptionnels à la police, était provisoire :
Art. 32 : « Les dispositions des articles 3, 6 et 9 sont applicables jusqu'au 31 décembre 2008. Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport sur l'application de la présente loi. »